LA PENSEE DU JOUR… Un travail réglé et des victoires après des victoires, voilà sans doute la formule du bonheur. (Alain)
UN SALON A PRADES… Pour sa deuxième édition, Prades a voulu faire très fort, en invitant Jean Rufin, Prix Goncourt 2001, pour son roman Rouge Brésil, et Alexandre Najjar prix Méditerranée 2009 pour Phénicia. Hélas, cette concurrence qui aurait dû dynamiser le salon, nous a au contraire quelque peu délestés, semble-t-il, de notre lectorat habituel, et au final, le cru 2009 a été moins bon que le cru 2008 (du moins pour nous). Mais l’accueil et l’organisation ont été tout aussi excellents. Merci aux organisateurs. (Photo Loïc Robinot)
AUTRES PLUMES… Ce salon de Prades nous a permis de partager un long moment de convivialité avec les membres de « Autres-Plumes« , l’association d’auteurs dont je fais partie. Un bol d’oxygène pour moi… Maman, Marie, Loïc, Jean-Pierre etc. toujours aussi motivés, prouvent à chaque sortie que l’association s’inscrit dans la durée. Réjouissant pour moi qui en fut, jadis, l’un des instigateurs… Maman Eliane mène toujours la barque d’une main ferme et amicale… J’espère qu’elle la mènera longtemps…
LE PRIX DES ECRIVAINS ROUSSILLONNAIS… Le prix attendu est enfin officiellement arrivé. En effet, dimanche dernier (10 octobre), le Groupe Poétique du Roussillon s’est réunis pour remettre les différents prix. Les Lauriers sont coupés a donc été honoré par le Prix du Roman. Après le Prix Méditerranée Roussillon 2008 (Lumière Fauve), cette récompense me comble. Deux des deux prix possibles dans ce département m’ont donc été attribués. Carton plein. Il me reste maintenant à faire mes preuves ailleurs. Chiche ! Pour le moment, je vais essayer de porter loin ce prix Régional, afin d’être digne de la confiance qui a été placée en moi…
UN CRI DE COLERE… C’est un cri de colère que je pousse, après avoir pris connaissance des nouveaux tarifs éditeurs du Salon du livre de Paris. Une lettre pétition a d’ailleurs été signée par de nombreux éditeurs dont TDO. La voici :
N’hésitez pas vous-même à relayer l’info sur vos sites et blogs.
A Monsieur Serge Eyrolles
Syndicat national de l’Édition
115, boulevard Saint-Germain
75006 Paris Paris, le 12octobre 2009, Copie à Monsieur le ministre de la Culture
Monsieur le Président,
Nous tenons, collectivement, à vous alerter sur l’orientation que semble prendre l’édition 2010 du Salon du Livre de Paris.
Depuis des années, le tarif «Trampoline», réservé aux éditeurs réalisant moins de 300000 euros de chiffre d’affaires, leur permettait de disposer d’un stand de 9 m2 tout équipé pour la somme de 2000 euros HT. Somme qui peut sembler dérisoire, mais qui est importante lorsque l’on connaît l’état de la trésorerie des petites maisons d’édition.
Au milieu du mois d’août, Reed, le concessionnaire du salon, a fait parvenir aux éditeurs sa proposition commerciale pour 2010. Et là, stupeur (mais stupeur étouffée par la chaleur estivale): le tarif «Trampoline» est désormais exclusivement réservé aux primo exposants. Pour pouvoir bénéficier d’un stand équivalent, un petit éditeur ayant déjà participé au Salon devra dorénavant débourser plus de 4300 euros HT, si l’on intègre au tarif de base toutes les «options» – obligatoires (assurance, inscription, compteur électrique, etc.).
Lundi 7 septembre 2009 : une réunion, initiée par Reed, s’est tenue au siège du syndicat dont vous êtes le président en présence d’une cinquantaine d’éditeurs et de l’équipe du Salon du Livre au grand complet.
M. Morisset, le commissaire du Salon, nous a expliqué qu’il avait décidé «d’accompagner davantage la petite édition» et que la suppression du tarif «Trampoline» pour les éditeurs ayant déjà exposé visait à simplifier l’offre commerciale.
Pourquoi cette augmentation de 115% ? Nulle réponse ne nous a été apportée. Pourtant, il apparaît évident qu’en doublant le tarif des «petits» stands (il est à noter que le tarif des autres n’a, lui, pas évolué), le Salon du Livre risque très vite de se délester des petits éditeurs incapables de suivre cette inflation.
Lundi 20 septembre, Reed a mis au point une nouvelle grille tarifaire destinée aux petits éditeurs, en proposant le stand de 9 m2 à 3519€, ce qui «limite» la hausse à 1519€.
Cette majoration, de 75% tout de même, nous semble bien éloignée de la volonté annoncée par le commissaire du Salon d’«accompagner davantage la petite édition».
Inutile de rappeler que le Salon du Livre est pour tous les éditeurs – petits et gros – le moyen de nouer de nouveaux contacts avec lecteurs, libraires, bibliothécaires, journalistes…
Nous souhaiterions connaître votre position sur cette augmentation et savoir qui en est l’initiateur.
Est-ce le SNE, propriétaire du Salon, ou bien votre prestataire Reed ?
Depuis quelque temps se murmure que certains aimeraient voir le Salon retrouver le cadre prestigieux du Grand Palais. Hélas, le mètre carré y est plus rare qu’à la Porte de Versailles et tout le monde ne pourra être de la fête, comme vous le confirmiez dans un entretien à Livres Hebdo en février 2009 en affirmant : «Si on retire les stands marginaux, on peut peut-être y tenir.» Devons-nous en déduire que nous sommes ces «marginaux» qu’il faut commencer à éloigner ?
Dans l’attente de vos éclaircissements sur une situation que nous jugeons alarmante pour la politique du livre en France, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de notre considération la plus distinguée.
UN LIVRE PERDU… Lors d’une rencontre amicale, j’ai demandé à Pierre Fedou, un ami Parisien, de perdre volontairement « Lumière Fauve » dans un endroit où il aura la chance de rencontrer un lecteur. J’ai noté mes coordonnées sur la première page, et ai demandé au futur lecteur de le lire et de le perdre à nouveau, afin de lui faire connaître d’autres aventures. Une affaire à suivre. A ce jour, je n’ai pas de nouvelles. Je vous tiendrai au courant…
FAITES-VOUS USAGE DE L’EROSION ?… Peut-être… En tout cas, je vous conseille d’en user parfois, car l’attente suscitée, apportera de la saveur au texte. De quoi s’agit-il ? Simplement d’une réduction progressive d’un mot, ou d’une phrase… EX : Cette fille est magnifique… Magnif… Magn… Ma… L’effet recherché sera une sorte d’arrêt sur image… Là, le locuteur reste bouche bée. Mais on peut le jouer plus littéraire : La vie est un long fleuve tranquille. Un long fleuve… On sent de la rêverie dans la deuxième partie de la phrase. A vous de jouer… Erodez, érodez !